De Grandes Tragédies

Le nouveau roman d’America Grace


Présentation éditoriale


“De Grandes Tragédies” est un projet littéraire en cours d’écriture.

Ancré au XVIIIᵉ siècle, le roman déploie une construction narrative d’envergure, où s’entrelacent des existences confrontées à la perte, au silence, aux faux-semblants et aux décisions qui engagent irrémédiablement le destin.

On y suit les trajectoires croisées d’un homme consumé par la jalousie, d’un empire maritime aux fondations instables, et de familles ébranlées par l’ambition, le devoir ou la honte.

Mais certains actes laissent une empreinte plus durable que d’autres.
Il arrive qu’un seul homme, par un geste déterminé, fasse chanceler l’équilibre de plusieurs vies — parfois même de celles qui ne sont pas encore venues au monde.

L’écriture s’attache à la langue, aux atmosphères et aux tensions morales. “De Grandes Tragédies” s’inscrit dans une veine littéraire inspirée des grandes fresques du XIXᵉ siècle, où le destin individuel rejoint les mouvements profonds de l’histoire.

On y retrouve, en filigrane, l’inspiration des tragédies humaines qui traversent les œuvres de Victor Hugo et de Charles Dickens.

À paraître aux Éditions Léopoldine. Le roman est actuellement en cours d’écriture ; aucune date de parution n’est encore annoncée.


Extrait


Introduction

 

Aux grandes douleurs, ses grandes tragédies !

 

Cette épigraphe, la fatalité l’expose à son auditoire comme le prélude d’un récit où le rôle de la tragédie est d’en précipiter la catastrophe. L’Homme, soumis à mille vicissitudes, il n’en a pas que le drame n’ait point étreint ; mais, c’est dans ces bouleversements intimes et ignorés que se jouent alors admirablement de grandes tragédies. 

Il y a, à l’heure présente, deux cent septante-quatre ans que l’événement premier , qui succédera à bien d’autres déveines, s’est produit. Par une circonstance d’abord heureuse : une naissance. Ce nonobstant, les événements à favoriser la joie ont les malheurs grands ! Il n’est rien, même à la vie, que l’infortune ne fait grâce. Si nous faisions de la vicissitude un être de chair, il serait incontestablement le parangon de ce que nous allons illustrer — en un temps éloigné — lorsque s’imposera la circonstance, au travers de ce perfectionnement de l’œil advenu geôlier, qui consent à se dépourvoir de l’expression de moralité.